Portes, plinthes, fenêtres, moulures : ce qui se peint
Voici ce que recouvre la peinture des boiseries dans un appartement parisien.
Les portes intérieures et leurs huisseries
Portes de pièces, portes de placard, porte d’entrée côté appartement : une porte se peint sur ses deux faces et sur ses chants, avec son huisserie et ses chambranles. Une porte plane, dite isoplane, se traite vite ; une porte à panneaux, fréquente dans l’ancien, demande de travailler chaque moulure en surveillant les surépaisseurs qui se forment dans les angles. Paumelles, poignées et rosaces sont déposées ou protégées. Pour la face palière de votre porte d’entrée, demandez au syndic si une teinte est prévue pour l’immeuble.
Les plinthes
Elles se comptent au mètre linéaire et encaissent les coups d’aspirateur et de pieds de chaise : mieux vaut une finition lessivable. Le joint entre plinthe et mur, souvent ouvert, se reprend au mastic acrylique avant peinture, et le parquet est protégé le long de la plinthe pour garder une ligne nette.
Les fenêtres en bois
Une fenêtre compte plus de surfaces qu’il n’y paraît : ouvrants et dormant, feuillures, petits bois, jet d’eau, pièce d’appui. Sa face extérieure, exposée au soleil et à la pluie, vieillit plus vite que l’autre. Un bois grisé, un mastic de vitrage qui se décolle, une pièce d’appui fendue se repèrent au diagnostic et se notent au devis, qui précise aussi les faces traitées. Fraîchement peinte, une fenêtre doit rester entrouverte pendant le séchage : le calendrier en tient compte.
Les moulures de bois
Cimaises, baguettes, cadres de lambris, habillages : après des décennies de couches successives, ces moulures finissent souvent empâtées et perdent la netteté de leur profil. Les retrouver passe par un décapage, décrit plus bas. Les corniches et moulures en plâtre des plafonds, elles, ne sont pas des boiseries et ne relèvent pas de cette page.
Ce que la peinture ne répare pas
Un bois pourri, une porte qui frotte ou une fenêtre qui ferme mal se réparent avant de se peindre : la peinture ne corrige pas ces défauts, elle ajoute même de l’épaisseur. Signalez-les dès votre demande. Les volets, les portes sur rue et les portes cochères relèvent quant à eux de la peinture extérieure à Paris.
Laque satinée ou brillante, acrylique ou glycéro : choisir la finition
Laquer une porte, c’est lui donner un film dur, lisse et tendu, destiné à encaisser les mains, les chocs et le lessivage. Deux choix se font ensemble : l’aspect, puis la famille de peinture.
L’aspect, du velours au brillant
Le satiné est un choix courant sur les portes et les plinthes : il se lessive et reste discret. Le brillant accroche la lumière et souligne le relief des portes à panneaux, avec une exigence : plus une laque brille, plus elle révèle les défauts du support. Le velours, plus sourd, rapproche la boiserie du rendu des murs ; le mat, qui marque davantage, se réserve plutôt aux éléments peu sollicités.
La famille de peinture
On distingue deux grandes familles de laques : les acryliques, en phase aqueuse, et les glycérophtaliques, dites glycéro, en phase solvant. Odeur, temps de séchage, dureté du film, tenue du blanc dans le temps : ces caractéristiques varient d’une famille à l’autre, et d’un produit à l’autre au sein d’une même famille. La fiche technique du fabricant les renseigne. Le devis indique la famille et le produit retenus.
Le niveau de finition, écrit au devis
Le NF DTU 59.1, texte de référence pour les revêtements de peinture dans le bâtiment, distingue trois niveaux de finition : élémentaire, courante et soignée. Les travaux préparatoires y dépendent de la nature du support, de son état et du niveau voulu : plus celui-ci est élevé, plus la préparation est poussée. Une laque brillante supporte mal une préparation sommaire : l’aspect et le niveau de finition vont de pair, et le devis les écrit en toutes lettres.
Poncer ou décaper : la préparation des boiseries anciennes
Tout commence par un diagnostic. Les anciennes couches adhèrent-elles, ou cloquent-elles et s’écaillent-elles ? Le bois est-il ciré, verni, nu ou grisé ? Les moulures sont-elles encore lisibles ? La réponse décide de la suite ; dans un immeuble d’avant 1949, elle commence par la recherche du plomb, traitée dans la section suivante. La préparation des murs a sa propre page : enduit et ratissage des murs.
Une peinture saine : dégraisser, égrener, reboucher
La boiserie est lessivée pour ôter les graisses, inévitables autour des poignées, puis égrenée : un ponçage léger qui dépolit l’ancienne laque pour que la nouvelle accroche. Les éclats sont rebouchés et poncés, l’ensemble dépoussiéré, puis une impression adaptée prépare les couches de finition. Un bois ciré, en revanche, doit d’abord être débarrassé de sa cire, sur laquelle la peinture n’accroche pas.
Une peinture qui cloque ou des moulures noyées : décaper
Quand les couches n’adhèrent plus, ou quand leur accumulation a effacé le dessin des moulures, on revient au bois. Trois méthodes existent : le décapage mécanique, par grattage et ponçage ; le décapage thermique, au décapeur à air chaud ; le décapage chimique, au décapant. Le choix dépend de l’élément, de sa forme et de ce que contiennent les anciennes peintures ; l’INRS met par exemple en garde contre le décapage thermique près des vitres, qui risquent d’éclater sous le choc thermique. Le décapage figure sur une ligne distincte du devis : il change la durée du chantier et son prix.
Un ordre de mise en peinture
Sur une porte à panneaux, l’ordre compte : les moulures et les panneaux d’abord, puis les traverses, les montants et enfin les chants, chaque surface lissée dans le sens du bois. Cet ordre sert à limiter les reprises visibles aux jonctions.
Le déroulement d’un chantier de boiseries
- Vous décrivez les éléments à peindre, photos à l’appui, avec le code postal du chantier et, si vous la connaissez, l’année de construction de l’immeuble.
- Si l’immeuble date d’avant 1949, vous joignez le CREP ou le repérage plomb, s’il existe.
- Diagnostic des boiseries : adhérence des anciennes couches, état du bois et des mastics, lisibilité des moulures.
- Devis gratuit : préparation, famille de peinture, aspect, nombre de couches et niveau de finition, écrits noir sur blanc.
- Protection des sols, des vitrages et de la quincaillerie.
- Préparation : dégraissage, égrenage ou décapage, rebouchage, dépoussiérage, puis impression adaptée au support.
- Couches de finition, dans l’ordre de l’élément et dans le sens du bois ; portes et fenêtres restent entrouvertes pendant le séchage.
- Réception : chaque porte, fenêtre et plinthe est vérifiée avec vous, au regard de ce que prévoit le devis.
Immeubles d’avant 1949 : peinture au plomb et CREP
Dans un immeuble parisien construit avant 1949, les anciennes peintures des portes, des fenêtres et des plinthes peuvent contenir du plomb, notamment de la céruse, un composé du plomb longtemps employé dans les peintures. Le danger naît surtout quand on les dégrade : poncer, gratter ou chauffer une peinture au plomb libère des poussières, voire des fumées.
Le CREP : ce qu’il dit, ce qu’il ne dit pas
Le constat de risque d’exposition au plomb (CREP), défini par le Code de la santé publique, repère les revêtements qui contiennent du plomb, avec un seuil fixé à 1 mg/cm². Il est obligatoire à la vente d’un logement construit avant le 1er janvier 1949 ; il accompagne aussi la mise en location de ces logements et doit précéder certains travaux sur les parties communes. Lorsqu’il ne relève pas de plomb au-delà du seuil, sa validité est illimitée.
Le CREP n’est pas pour autant un repérage avant travaux. L’INRS le rappelle : il exclut notamment les surfaces situées à plus de 3 mètres, inaccessibles ou sans revêtement apparent, et ses points de mesure ne suivent pas les travaux prévus. L’INRS recommande donc au maître d’ouvrage, vous le plus souvent, de faire réaliser un repérage du plomb avant travaux, avant même de consulter les entreprises ; il est particulièrement utile avant un décapage.
Ce que le propriétaire doit signaler
Si un CREP révèle des revêtements dégradés contenant du plomb au-delà des seuils, le propriétaire doit en informer les occupants et « les personnes amenées à faire des travaux » (Code de la santé publique, art. L1334-9). La méthode de préparation en dépend : mieux vaut le savoir avant le devis qu’au milieu du chantier.
Les précautions recommandées par l’INRS
Selon la brochure de l’INRS consacrée aux peintures contenant du plomb, un ponçage mécanique sans aspiration efficace à la source peut porter le plomb dans l’air à 6 mg/m³, soit soixante fois la valeur limite d’exposition professionnelle. Le décapage au chalumeau y est « proscrit » ; le décapeur à air chaud doit rester réglé sous 450 °C ; les poussières se ramassent à l’aspirateur de classe H et à l’humide, jamais par balayage à sec ; les éléments démontables, comme les portes et les fenêtres, se traitent en atelier spécialisé. La méthode retenue chez vous est écrite dans le devis.
Changer la couleur extérieure de vos fenêtres : la déclaration préalable
Le Code de l’urbanisme soumet à déclaration préalable les travaux qui modifient l’aspect extérieur d’un bâtiment existant, sous réserve de plusieurs exceptions, dont les travaux d’entretien et de réparations ordinaires ; le site service-public.gouv.fr cite les fenêtres parmi les travaux concernés. Passer d’un blanc à un gris anthracite sur la face extérieure de vos fenêtres entrerait donc, en principe, dans ce cadre. Repeindre à l’identique pourrait relever de l’entretien : c’est une interprétation, pas une règle écrite. Avant de changer de teinte, renseignez-vous auprès du service de l’urbanisme de la Ville de Paris, et, en copropriété, auprès du syndic.
Le délai d’instruction est d’un mois, porté à deux mois dans un site patrimonial remarquable ou aux abords d’un monument historique. Les règles propres aux ouvrages extérieurs, volets et portes compris, sont détaillées sur la page peinture extérieure à Paris.
L’entreprise : fondée par Mourad, peintre depuis plus de vingt ans
Peint à Quatre Pinceaux a été créée le 13 juillet 2026 par Mourad Zlitni Trabelsi, artisan peintre, qui compte plus de vingt ans de métier en peinture intérieure et extérieure et en plâtrerie. Jeune entreprise, métier confirmé. Mourad se déplace chez ses clients, à Paris et dans toute l’Île-de-France. Son parcours est présenté sur la page Mourad Zlitni Trabelsi.
L’organisation d’un chantier en immeuble parisien, logement occupé et copropriété compris, est détaillée sur la page peinture d’appartement à Paris ; la pièce entière sur la page peintre intérieur à Paris, et la mise en peinture des murs et des plafonds sur la page peinture des murs et plafonds. Pour votre devis gratuit, décrivez vos boiseries, photos à l’appui, sur la page devis de peintre à Paris.
TVA à 10 % dans un logement de plus de deux ans. Dans un logement achevé depuis plus de deux ans, les travaux d’entretien et d’amélioration, dont la remise en peinture des boiseries, relèvent en principe de la TVA à 10 %. Depuis la loi de finances 2025, plus de formulaire d’attestation : vous certifiez notamment, sur le devis ou la facture, que votre logement est achevé depuis plus de deux ans. Sans cette mention, le taux normal s’applique à l’ensemble des travaux. Conservez devis et factures jusqu’au 31 décembre de la cinquième année suivant leur facturation.